Archive for the Roman Graphique Category

Die ein Mann Armee – Page 3

Posted in Roman Graphique with tags , , , , , , , , , , , , , , on 18/09/2009 by Mowgli

Die ein Mann Armee – Page 3‘C’est pas possible ! Où est le trou de sortie ? Où est le trou de sortie de la balle ?’

Je viens de dire ça tout fort, encore une belle manifestation de self-control devant les scientifiques. Quoi qu’ils ont l’air aussi étonnés que moi devant ce cadavre qui nous regarde avec le calme de l’éternité. ‘Les gars, qu’est que ça veut dire ?’

J’ai bien l’impression que si ce n’était pas moi qui avait crié ça aurait été ces trois là qui l’aurait fait, ils ont l’air vraiment choqué.

‘Lieutenant, peut-être que la balle est ressortie par la bouche ou par le nez.’

Pour me dire ça, ça doit être la première fois qu’ils voient un truc du genre. ‘Mais bien sûr. La balle est ressortie par la bouche fermée du gars ou par une des narines sans laisser aucune trace de brûlure, sans même parler du fait qu’elle a dévié pour redescendre tranquillement le long des cavités nasales !’

Oh ces têtes ! ‘Mais on en sait rien nous…’

‘Vous avez trouvé la balle en photographiant la pièce ? Et le sang ? Vous avez déjà vu ça : cette sorte de coagulation de sang autour des orifices ? Ca veut dire quoi ces tâches de sang qui sortent de la bouche, du nez, des oreilles et des yeux ? Pourquoi le sang n’a pas coulé par terre ?… Et où est cette putain de balle ?’

‘Madame, nous on sait pas… On n’a jamais vu ça… Et puis vous savez on est que des techniciens nous, on récupère les indices et c’est à vous de tirer les conclusions.’

‘Bande de rigolos !’ Cette fois ça y est je suis cataloguée comme hystérique jusqu’à la fin de ma carrière. Il me faut l’avis des agents, il faut que je les appelle à la radio.  ‘Les gars remontez tout de suite, tous les cinq. On a besoin de vous là haut.’

Concept

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Die ein Mann Armee – Page 2

Posted in Roman Graphique with tags , , , , , , , , , , on 11/09/2009 by Mowgli

Die ein Mann Armee – Page 2Vingt minutes… Pourquoi ne pas leur dire de s’en griller une au bistrot du coin tant que j’y suis. Vingt minutes c’est beaucoup trop pour jeter un œil dans cette petite église du quartier latin. Je les entends descendre dans le petit escalier qui relie le clocher à la nef.

Ils rient. Peut-être pas de moi, peut-être de la situation : le prêtre de cette église miteuse qui tombe nez à nez avec le cadavre, allongé face contre terre, abattu d’une balle dans la nuque. Il a appelé le commissariat et a attendu deux heures avant que les bleus daignent se déplacer. Moi je ne suis arrivée sur les lieux que deux autres heures plus tard, après les scientifiques. Maintenant, le cadavre est certainement froid, les premiers indices évaporés et la rigidité cadavérique n’est plus d’aucune utilité. C’est mon premier jour et il pleut.

Les scientifiques ont plutôt l’air de discuter au balcon que de prendre des photos. ‘Hé ! Les scientifiques ! Vous avez finis ?’

Ils ont fini. ‘Venez retourner ce gars là, qu’on voit à quoi il ressemble.’

‘Nous on touche rien vous savez. C’est aux agents de manipuler la scène de crime.’

Oh merde, ils ont raison. Et le deux autres bleus ne reviendront pas avant vingt minutes… et encore, ils doivent être en train de chercher une boulangerie autour de l’église.

‘Désolé pour vos petites mains blanches les gars. Retournez-moi le bonhomme !’

Bien joué, encore une fois. J’avais réussi à ne pas me mettre les scientifiques à dos mais maintenant je passe pour la débutante autoritaire devant toute l’équipe. En tout cas ils s’activent : on va enfin savoir ce que cache cette nuque brûlée sous l’impact du tir à bout portant.

Concept

Die ein Mann Armee – Page 1

Posted in Roman Graphique with tags , , , , , , , , , , , on 04/09/2009 by Mowgli

Der Armeemann - Page 1Lundi, il pleut. Ma première journée en tant que lieutenant de police commence à quatre heures du matin par un appel de mon nouveau capitaine que je n’ai encore jamais rencontré.

Les gars autours de moi, ce sont des agents de police qui sont là pour me seconder… en fait je dois leur donner des ordres, leur dire où aller, quoi regarder, quel périmètre définir… Et moi je suis là, avec mon gobelet en carton qui me brûle la main depuis dix minutes. C’est le seul ordre que j’ai réussi à donner : ‘Amenez-moi un café.’.

Le bleu m’a fait remarquer qu’à quatre heures du matin les cafés sont fermés. J’ai dû insister, affirmer mon autorité, répéter un ordre stupide qui emmerde tout le monde sur ma première scène de crime de mon premier jour de service.

Alors me voilà entourée des agents et de la police scientifique, ils attendent que je prenne les choses en mains, se sont tous des anciens, ils ont l’habitude de faire les nuits, ils ont l’habitude de voir des morts et de retrouver leurs assassins.

Bois ton café… il est trop chaud… bois quand même, ils te regardent…

‘Je veux un périmètre jusqu’à l’entrée de l’église, trois agents dehors pour fouiller tout autour, pour trouver des indices : douilles, traces de pas, mégots de cigarettes, n’importe quoi ! Les scientifiques ? Vous me prenez toutes les photos de cette salle avec les extérieurs pour avoir de possibles angles de tirs et vous rejoindrez les trois agents postés qui fouillent les alentours.’

Les scientifiques s’activent, les bleus me regardent. Je n’ai pas dis qui doit aller en bas, qui reste avec moi.

‘Je connais pas vos noms, alors… vous trois vous descendez. Tous les deux vous refermez les portes derrière eux et vous inspectez sommairement le reste de l’église et vous revenez me voir. Vous avez vingt minutes.’

Concept